Le Fonds d’Aide aux Jeunes (FAJ)    

Principes

Le Fonds d’Aide aux Jeunes (FAJ) se situe au plus près des besoins des jeunes et s’inscrit dans une démarche d’accompagnement du parcours d’insertion.

En complémentarité et coordination avec les autres dispositifs pilotés par l’État, la Région Aquitaine et les collectivités locales, il vise à inscrire le jeune dans une dynamique sociale et ou professionnelle et dans une place citoyenne.

Il doit pouvoir évoluer pour s’adapter à l’environnement social des jeunes, favoriser l’égalité des chances et l’équité territoriale.

Objectifs

Soutenir efficacement ce public en difficulté d’insertion et prévenir ainsi son entrée dans le dispositif RSA. Faire en sorte que les jeunes les plus en difficulté d’insertion sociale ou professionnelle puissent bénéficier à la fois d’un accompagnement de proximité et d’un soutien financier, afin qu’ils se réinscrivent dans une dynamique sociale ou professionnelle.

Public éligible

  • Les jeunes âgés de 18 à 25 ans révolus ;
  • De nationalité française ou en situation de séjour régulier en France.
  • Justifiant d’une domiciliation sur une commune du département
  • Faisant l’objet d’un suivi dans sa démarche d’insertion
  • En difficulté sociale individuelle ou familiale avérée.
  • Ayant besoin soit d’un secours d’urgence, soit d’un accompagnement individualisé et/ou d’une aide financière dans le cadre d’un projet d’insertion ou d’une orientation vers d’autres dispositifs».

Exception: les lycéens et étudiants ne relèvent pas du dispositif FAJ. Ils peuvent bénéficier d’aides apportées par les services de l’Éducation Nationale et du CROUS.

Conditions de ressources

Les ressources propres du jeune prises en compte sont : les salaires, les rémunérations formation, les prestations familiales, les pensions alimentaires, les bourses… Cependant, les ressources familiales peuvent être demandées lors de l’évaluation globale de la situation du jeune. Les jeunes résidant chez leurs parents doivent être issus de famille en difficultés financières.

Structures de soutien et d'accompagnement

L’organisation administrative départementale est confiée aux 10 missions locales (sauf pour Bordeaux où le CCAS a la gestion administrative).


Description du dispositif

I – AIDES INDIVIDUELLES

L’aide est plafonnée à 1 500 € par jeune sur une période de 12 mois qui démarre à la date de la première demande.
L’aide est accordée sous forme de secours. Elle est versée par lettre chèque au jeune ou par virement bancaire au jeune ou au tiers.

A – Types d’aides pouvant être sollicitées

1 - Vie quotidienne

Il s’agit de pouvoir soutenir les jeunes, en complémentarité avec les autres institutions et associations compétentes.

Cette aide peut porter sur un :

Soutien à la subsistance
L’aide alimentaire est plafonnée à 200 euros maximum par mois. Passé ce délai une nouvelle demande pour un même jeune pourra faire l’objet d’une étude en commission.

Soutien aux démarches administratives
Renouvellement de la carte d’identité (en cas de perte), ouverture ou accès au droit commun... Prise en compte du prix du timbre fiscal. Sont exclus le paiement des amendes, contraventions ou tous autres frais liés à une sanction.

Soutien à l’accès à la santé
Une demande de CMU principale et complémentaire doivent être prioritairement établies.

Le FAJ peut être sollicité pour la prise en charge de frais d’optiques et de prothèses dentaires ou auditives en complément de la CMU (fournir deux devis). Le montant de l’aide est plafonné à 500 euros. Pour les non bénéficiaires de la CMU, le Fonds Social de la CPAM devra être sollicité.
Le FAJ peut être sollicité en cas de refus de cet organisme ou d’intervention partielle (fournir deux devis). Le montant de l’aide est plafonné à 500 euros
Aide au paiement d’une mutuelle : pour un trimestre sur présentation d’un devis ou d’une facture.

2 - Formation

Préalable : Le projet de formation doit être obligatoirement validé par la Mission Locale ou le Plie. Le financement du projet spécifique est à mettre sous condition d’un plan de financement global. La participation financière du jeune et/ou de sa famille est obligatoire. Les financements accordés par le Conseil Régional d’Aquitaine au titre de la formation professionnelle n’engagent pas systématiquement un cofinancement par le FAJ. Le refus du Conseil Régional n’engage pas non plus un refus systématique du Fonds d’Aide aux Jeunes (joindre le motif du refus du Conseil Régional).

Ne sont pas éligibles les demandes concernant les frais pédagogiques d’une formation déjà engagée sauf en cas de changement de situation économique et sociale important.

Le FAJ peut être sollicité pour une participation :
✓ Aux frais pédagogiques,
✓ A l’achat de matériel, de vêtements professionnels (sur présentation de deux devis), si non fournis par l’organisme de formation,
✓ A la prise en charge des frais d’inscription aux concours d’entrée en formation (3 écoles au plus) mais sans engagement financier systématique pour la formation future,
✓ Aux frais d’hébergement et de restauration liés à une formation professionnelle distante du lieu de résidence habituel.
✓ Dans l’attente de la première indemnité, soit 200 e maximum, uniquement si l’accès à la formation engage des frais spécifiques et justifiés,

Remarques :
✓ Les formations par correspondance ne sont pas éligibles, sauf exception justifiée (ex raison médicale).
✓ La demande de cofinancement du DAEU doit être accompagnée d’une évaluation du niveau scolaire du jeune, d’une validation du projet par la Mission Locale et la présentation d’un projet de formation à moyen terme ou d’une notification du CRA.
✓ Brevet d’Aptitude aux Fonctions d’Animation (BAFA) ; une aide ne peut être accordée que si le BAFA constitue un élément à part entière du parcours d’insertion professionnelle du jeune.
✓ Les formations dont le but est la préparation de concours en vue d’une entrée en formation ne sont pas éligibles.


3 - Soutien à l’emploi

Le FAJ intervient pour favoriser l’accès ou le maintien dans l’emploi : participation aux frais liés à la mobilité, les vêtements et le matériel professionnel. Pour l’achat de ces derniers, 1 devis ou 2 quand cela est possible devront être fournis.

En attendant le versement du premier salaire, il est possible de solliciter une aide d’un montant maximal 200 euros sur un mois, uniquement si l’accès à l’emploi engage des frais spécifiques et justifiés (exemples frais de restauration…).

4 - Logement

Les dispositifs de droit commun doivent être mobilisés en priorité.

En cas de non recevabilité du dossier par le FSL ou tout autre dispositif compétent, le FAJ pourra être sollicité sur justificatifs du rejet des dispositifs préalablement sollicités. Cette aide peut porter sur le premier loyer, les frais d’agence, les frais d’ouverture de compteurs et/ou l’équipement de première nécessité : literie, plaques électriques ou gaz, table, chaises, réfrigérateur.

Le montant maximal de l’aide est plafonné à 500 euros, sur présentation de deux devis. Les associations caritatives ou les associations de l’économie sociale et solidaire devront en parallèle être sollicitées.

5 - Transport

Le principe retenu est celui de faciliter la mobilité, l’accès aux formations et de favoriser le maintien dans l’emploi. L’utilisation des transports en commun est prioritaire et les dispositifs donnant accès à des tarifs préférentiels doivent être mobilisés. Les associations oeuvrant localement dans le champ de la mobilité devront en parallèle être sollicitées.

Le FAJ peut être sollicité pour une participation :
✓ A la prise en charge des déplacements pour se rendre en formation, en emploi ou répondre
à une convocation. En cas de choix, le moyen de transport le moins onéreux sera retenu ;
✓ Au paiement de l’assurance du véhicule auto et deux roues au nom du jeune demandeur pour un trimestre sur présentation d’un devis ou d’une facture ;
✓ Aux frais de réparations indispensables (auto ou deux roues) et dans la mesure où l’utilisation du moyen de déplacement est en relation directe avec le parcours d’insertion (fournir deux devis de garage si possible), la carte grise doit être établie au nom du jeune ainsi que l’attestation d’assurance. Le montant maximal de l’aide est fixé à 500 euros ;
✓ A l’acquisition d’un moyen de transport (auto ou deux roues) au regard de la durée d’utilisation de ce dernier dans le parcours d’insertion, (fournir deux devis) et pour un montant maximal de 500 euros.

6 - Permis de conduire

Le FAJ intervient pour le cofinancement du permis de conduire : les modalités sont définies dans un règlement spécifique qui précise le cadre d’intervention, les critères d’éligibilité et la contractualisation par le biais de la signature d’une charte d’engagement (cf documents disponibles auprès des Pôles Jeunesse Territoriaux) L’enveloppe destinée au cofinancement du permis de conduire en délimite annuellement le nombre.

7 - Loisirs et culture

De manière exceptionnelle, il est possible de solliciter le FAJ, au bénéfice de jeunes isolés, pour le financement d’une activité culturelle, sportive et de loisirs, lorsque cette activité est un facteur de socialisation du jeune et un atout pour la réussite du projet d’insertion. Montant maximal de participation à l’adhésion annuelle 150 euros.

Le Fonds d’Aide aux Jeunes doit rester un dispositif souple et adapté à ce public jeune en difficulté. D’autres types d’aides individuelles non prévues à priori peuvent faire l’objet d’une demande et d’un examen en commissions.

B - Constitution d’une demande individuelle

La demande est formulée par le jeune accompagné par un service instructeur relevant d’un organisme public ou privé ayant compétence en matière d’insertion sociale et/ou professionnelle des jeunes.

La demande est à instruire sur les imprimés type CASU (fournis par le Conseil départemental) signée par :
- le jeune demandeur
- le référent ou une personne habilitée au sein de son association ou administration.

Elle doit être accompagnée des justificatifs suivants :
• Une pièce justifiant l’identité du demandeur
• Au moins un justificatif de ressources et de charges ou une attestation sur l’honneur d’absence
de ressource ou de charge signée par le demandeur,
• Un justificatif ou devis de la dépense,
• Un RIB du destinataire de l’aide (en cas de paiement par virement)
• Tout autre document favorisant la prise de décision : demande ou réponse des organismes sollicités, bail

Ces éléments constituent une base d’informations et non pas des critères d’éligibilité. Ils doivent permettre aux membres de la commission technique et de la commission décisionnelle d’apprécier la situation sociale du jeune, le parcours d’insertion proposé et leur adéquation avec la demande.

Pour les Missions Locales, le CCAS de Bordeaux, le CAIO, une saisie informatique préalable est exigée afin de préparer l’ordre du jour des commissions. Les demandes devront être enregistrées au service à J-9 de la date de la commission décisionnelle.

Procédure d’urgence

Cette procédure doit rester exceptionnelle et peut être activée dans des cas bien précis.

Elle doit répondre à un besoin urgent qui ne peut attendre la commission décisionnelle la plus proche. Le montant est plafonné à 300 euros sur le mois en cours. Elle est établie en cohérence avec les critères d’attribution, les types d’aides mobilisables et leur montant maximal.

Cette aide est mobilisable dans les cas suivants :
- Besoin de subsistance,
- Soutien financier lié aux frais réels en lien avec une embauche ou une entrée en formation imminente,
- Soins réellement urgents en attente de CMU,
- Hébergement très temporaire, dans la mesure où une solution d’hébergement est trouvée, mais nécessite un délai d’attente.

La décision d’une procédure d’urgence appartient au Conseil général. La Direction Jeunesse Éducation Citoyenneté devra être systématiquement sollicitée avant tout engagement. Un justificatif d’identité scanné doit être adressé par messagerie au service SPIA le jour même de la demande. Une adresse postale fiable doit être proposée.

Les supports de la demande d’urgence sont identiques à ceux des procédures classiques (hormis la saisie informatique) : CASU, documents identiques, et peuvent être soumis pour information à un passage en commission technique.


II - LES ACTIONS COLLECTIVES


Les actions collectives doivent s’inscrire en cohérence avec la politique jeunesse du département et les dispositifs déployés sur les territoires. Elles visent à lever les freins à l’insertion sociale et professionnelle sur des problématiques de jeunes bien identifiées. Les actions collectives sont un outil du Fonds d’Aide aux Jeunes et viennent en complément des aides individuelles.

Les critères d’éligibilité du public sont identiques.

Les actions collectives se présentent sous deux formes :

• Les «actions collectives individuelles» : aides individuelles pouvant favoriser la mobilité des jeunes, avec la mise à disposition d’un moyen de locomotion, le financement du permis AM (ancien BSR) ….

• Les projets collectifs : aides accordées à des structures porteuses de projets pouvant ainsi apporter un financement complémentaire à une action d’insertion. Les projets collectifs visent à soutenir une dynamique de socialisation et d’insertion professionnelle d’un groupe de jeunes identifiés comme par exemple l’accès à la culture, la découverte de l’environnement, le développement de la citoyenneté….

Ces actions collectives devront être travaillées en amont sur le territoire entre les différents acteurs intervenant auprès de ce public en recherchant la transversalité entre l’insertion, l’autonomie, la citoyenneté et l’engagement des jeunes. A ce titre, la participation des jeunes à l’élaboration du projet collectif

sera recherchée. Par ailleurs, ces actions collectives ne doivent pas entrer dans les missions habituelles des porteurs de projet, ni apporter des crédits supplémentaires au fonctionnement général des structures. La recherche de cofinancement du projet par d’autres organismes est fortement encouragée. La Direction de la Jeunesse, de l’Éducation et de la Citoyenneté devra être associée aux comités ou aux réunions de l’action collective financée. Un bilan qualitatif et quantitatif sera demandé à la fin de la réalisation du projet.

En ce qui concerne les demandes axées sur les besoins de la vie quotidienne (comme les kits hygiène ou ménage) jusque là intégrées dans les aides collectives, dorénavant un achat collectif par la Direction Jeunesse, Éducation et Citoyenneté sera sollicité lors d’une commission permanente. Ce matériel sera ensuite distribué dans les Missions Locales qui le sollicitent, ainsi que dans les structures en lien avec les jeunes les plus en difficulté.

Toute structure associative d’insertion sociale et professionnelle peut déposer une demande de financement pour une action collective.

Constitution d’un dossier d’action collective

Tout dossier de demande de financement dans ce cadre devra comporter : l’identification de la structure porteuse, le contenu et le déroulement de l’action, le public cible ou le groupe constitué, le territoire d’intervention, les objectifs de ce projet clairement identifiés, le partenariat mobilisé dans le cadre du montage du projet et/ou pour sa réalisation, un plan de financement.

Ces demandes devront être adressées à la Direction de la Jeunesse, de l’Éducation et de la Citoyenneté 3 mois avant le début prévu de l’action. Le service du Conseil départemental étudiera l’opportunité des projets. Une fois l’accord du service, la demande de financement total ou partiel sera proposée à la commission permanente de la collectivité. Afin de privilégier les projets innovants, une action collective ne pourra pas être renouvelée à l’identique au-delà de 3 années.

Par ailleurs, lors des commissions techniques, ces dossiers seront présentés et examinés (avant le passage en Commission Permanente) et les bénéficiaires de l’aide devront être alors nommés. Un bilan qualitatif et financier comprenant notamment les justificatifs d’identité des participants sera exigé.


Modalités d'instruction des demandes et de versement des aides

Instruction des demandes 

Commission technique

Pour permettre une cohérence départementale et mobiliser un partenariat territorial dans la prise en compte des difficultés des jeunes 18/25 ans, une

commission technique est organisée et animée par la Mission Locale désignée comme le gestionnaire administratif territorial. Cette commission a un rôle consultatif et se situe en amont de la commission de décision.

Commission décisionnelle

Elle est composée d’un conseiller général désigné par le Président du Conseil départemental et d’un agent de la Direction Jeunesse Éducation Citoyenneté. Le secrétariat de la commission technique accompagné par une personne habilitée par la Mission Locale présente la situation du jeune aux représentants du Conseil départemental composant la commission de décision, à partir du support type (dossier CASU). Le Conseil départemental notifie la décision de la commission au bénéficiaire et au service instructeur de la demande.

Fréquence des commissions

Chaque commission se réunit une fois par mois excepté les commissions bordelaises qui ont lieu deux fois par mois.

Modalités de versement des aides

Les aides individuelles sont versées :
• aux jeunes : sous forme de lettre chèque à l’adresse fournie par le jeune ou de virement bancaire.
• aux tiers : sous forme de virement bancaire

Annulation des aides : Toute aide accordée sous forme de lettre chèque non débitée dans un délai d’un an sera annulée par le régisseur.

Dans le cadre d’une procédure d’urgence : Le paiement s’effectue par lettre chèque adressé au jeune, seuls les tiers éventuels peuvent percevoir un virement bancaire.

Les aides dans le cadre des actions collectives / mesures d’accompagnement sont versées après la décision de la commission permanente. Une convention de partenariat fixant le cadre des obligations mutuelles peut être établie.

Contacts

Pour plus de renseignements, contactez la Direction de la Jeunesse, de l'Education et de la Citoyenneté : dgaj-djec-faj@gironde.fr - 05.56.99.33.92

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